Avernes
Située au cur du Parc Naturel du Vexin Français, Avernes est la commune la plus étendue de la Communauté des 3 Vallées du Vexin avec 1247 ha de superficie.
Située à 3 km de la nouvelle D14, à 50 km de Paris, avec ses 800 habitants et son caractère résolument rural, nichée à la source de l’Aubette et à l’orée de la forêt royale d’Arthie, cette commune présente un charme indéniable grâce à ses vielles maisons de pierre dorée aux joints beurrés et son environnement verdoyant.
L’HISTOIRE DU
VILLAGE :
L’origine de son nom provient probablement du mot « vernes
», ces plantes aquatiques qui croissent dans les marécages. La
tradition veut que plusieurs familles de Pontoise y soient venues
pour se protéger des invasions normandes au 11° siècle. Mais après
de nombreuses découvertes d’outillage nous savons que
l’occupation de l’endroit remonte au moins au
Néolithique.
C’est un lieu chargé d’histoire, où des signes visibles
sont encore palpables.
Notamment sur le cadastre, on voit le « Cimetière des Huguenots »,
qui rappelle que suite à l’édit de 1653 de Catherine de
Médicis, Avernes fut le centre principal dans le Vexin du culte de
la religion réformée. Jean Calvin y aurait prêché, et converti
nombre d’habitants. Ce n’est qu’après la
révocation par Louis XIV de l’édit de Nantes interdisant
l’exercice de cette religion que le temple huguenot fut
fermé. Des religieuses de la charité s’y installèrent et
restèrent exactement 300 ans dans le village au service de la
population.
La Révolution Française a aussi laissé ses traces, particulièrement
au-dessus du porche de l’église où est gravée la devise de la
république : « Liberté, Egalité, Fraternité », pour rappeler
qu’à cette époque, l’église saint –Lucien avait
été le Temple de la Raison après que le curé du lieu, l’abbé
de Caix, fut guillotiné. Son nom est bien visible dans la tour de
la Conciergerie à Paris, où sont indiqués les noms de toutes les
victimes de la Terreur.
On peut encore voir dans le cimetière local la tombe de celle qui
fut la déesse de la Raison, Marianne Potiquet (fille de
l’instituteur).
Le château actuel fut bâti vers 1685 à l’emplacement
d’un château plus ancien dont il ne reste qu’un portail
monumental de style renaissance. Le dernier seigneur des lieux fut
le prince de Tingry-Monmorency. Le château fut ensuite occupé par
l’éditeur Calmann-Levy, puis devint un orphelinat des chemins
de fer, et fut un lieu très connu pour les rassemblements de la
CGT. Mais après bien des déboires il a perdu beaucoup de son charme
sauf l’orangerie, dépendance du château qui a été restaurée
par la municipalité.
On peut aussi remarquer dans le village le bâtiment de la gare
dernier vestige de la ligne du train venant de Saint Germain en
Laye et les deux importantes fermes seigneuriales typiquement
vexinoises, organisées autour de leur cour fermée.
Avernes fut aussi habité par des artistes illustres, comme Joseph
Kessel, qui y demeura de 1961 jusqu’à son décès en 1979, et y
écrivit son célèbre roman « Les cavaliers », Yves Klein, le peintre
inventeur du « bleu Klein »et mondialement célèbre par ses
monochromes et ses anthropométries et Claude Zidi, le metteur en
scène bien connu.
Des artistes de grand renom y ont toujours leur atelier et leur
domicile (Charles Marcon, peintre, et Estienne, sculpteur et
peintre).
Le 10 février 1980, suite à la rupture d’une digue d’un
étang, Avernes fut en grandes parties inondées sous plus d’un
mètre d’eau. Cet évènement fut repris à l’époque dans
tous les médias et est à l’origine de la loi sur les
catastrophes naturelles.
Avernes a été longtemps très connu par sa fameuse course de côte
automobile classée dans le championnat national de France
Aujourd’hui, la commune d’Avernes est un village
paisible et agréable, où s’implantent petit à petit de
nouveaux habitants, mais qui conserve une vie rurale avec son école
(cantine & garderie), et quelques commerces de proximité.